Les conditions de stationnement en France

La mobilité est au coeur de nos activités. Pour aller travailler, pour faire les courses, pour le loisir, nous avons besoin de nous déplacer d’un point A à un point B. Dans notre société moderne, la voiture est le mode de transport par excellence. Elle incarne la liberté et la réussite sociale d’un individu.

Cette prédominance de la voiture est particulièrement frappante en France. Dans les villes moyennes françaises, ce sont pas moins de 65% des déplacements qui sont effectués en voiture.

Tous les automobilistes le savent, se déplacer en voiture nous amène rapidement à une problématique : réussir à trouver une place de stationnement. Une tâche particulièrement ardue dans les grands centres urbains où les places sont chères et rares.

Les enjeux des places de stationnement

Principale préoccupation dans la gestion des villes, le stationnement est un sujet délicat dans les politiques urbaines. C’est un volet indispensable dans l’élaboration d’un Plan de Déplacements Urbains (PDU).

Perçu comme indispensables pour l’attractivité d’une ville, les places de stationnement garantissent l’accessibilité aux quartiers centraux, même les plus denses. Elles offrent la possibilité aux résidents de se garer à proximité de leurs domiciles et aux commerçants de recevoir leurs livraisons.

L’attractivité des villes (tourisme, services, commerces, espaces culturels, etc.) contribue à intensifier la circulation et augmenter la demande en stationnement.

Cependant, compte tenu des caractéristiques physiques des centres-villes (densité du bâti, exiguïté des rues, patrimoine protégée, etc.), il devient particulièrement difficile de libérer de l’espace pour créer des nouvelles places de stationnement. En effet, avec une emprise de 10 m2 au sol pour un emplacement en voirie, une place de stationnement requiert un espace important. À titre d’indication, la moitié de l’espace public parisien est dédiée à l’automobile : ce qui représente environ 1400 hectares.

Les parkings en ouvrages, quand à eux, représentent un investissement élevé, difficile à assumer pour une municipalité de petite ou moyenne taille.

Depuis les années cinquante, l’État a offert à chaque mairie le pouvoir d’instaurer une réglementation, et de recourir à une tarification accompagnée d’une limitation de la durée de stationnement. De cette manière, on espère améliorer la rotation des véhicules stationnés en ville.

Malheureusement, certains commerces de centre-ville ont souffert de ces nouvelles réglementations. Face à eux, les zones périurbaines et les grandes zones commerciales : des redoutables concurrents disposant d’une grande offre gratuite de stationnement. Un sondage réalisé par OpinionWay en 2018 démontre que plus de deux français sur trois se rendent en périphérie pour faire leurs courses au supermarché. Un chiffre qui prouve l’importance d’une bonne offre de stationnement dans le choix des consommateurs.

Les français frileux à l’idée de payer leur place de stationnement

C’est particulièrement vrai pour les parisiens. Selon la mairie de Paris, 7% des conducteurs s’acquittaient des frais de stationnement en janvier 2017, ils sont désormais 17% en 2018. Plus de quatre parisiens sur cinq ne passent pas par la case horodateur. Un taux de fraude incroyablement élevé qui s’expliquait en partie par deux raisons : un trop faible effectif de contrôleurs et une amende en cas de non paiement pas assez dissuasive.

Mais alors pourquoi doit on payer pour stationner en ville ?
L’utilisation de l’espace public a un coût pour les collectivités. Via la redevance de stationnement, on contribue financièrement à l’entretien des rues.

C’est en ce sens, que le gouvernement a adopté la loi MAPTAM (Modernisation de l’Action Publique Territoriale et d’Affirmation des Métropoles) fin 2013. Cette loi permet notamment de déléguer le contrôle du stationnement payant à des agents d’entreprises privées. Auparavant, seuls les policiers, gendarmes, policiers municipaux et agents de surveillance de la voie publique pouvaient verbaliser les automobilistes en situation de fraude.

Dès les premiers mois de la dépénalisation, il y a eu un résultat de cette nouvelle politique : le taux de fraude est passé de 50% à 20% à Bordeaux de 2017 à 2018.

Il faut savoir s’armer de patience pour trouver une place

À la faveur d’une politique pour rendre plus durable et agréable le coeur des villes. On assiste souvent à une véritable raréfaction du stationnement dans les centres urbains français. Ainsi, il n’est pas rare qu’on soit contraint de tourner en rond longtemps, voire très longtemps pour pouvoir se garer.

Chaque automobiliste perd, en moyenne, plus d’une journée par an dans leurs véhicules à la recherche d’une place de stationnement.

Importante source d’énervement chez les automobilistes, la recherche d’une place de stationnement contribue à augmenter le stress en plus de perdre du temps. Les répercussions sont également grandes sur la circulation en ville. Si le flux de véhicules recherchant une place ne s’estompe pas ou très peu, la fluidité du trafic peut rapidement se dégrader. À tel point que l’on estime qu’environ 30% des voitures sur Paris intra-muros seraient des véhicules à la recherche d’une place de stationnementUn désastre écologique si l’on considère le nombre de particules fines que ces 30% représentent.

L’exemple bordelais

Cette vidéo représente une projection de la demande de stationnement le 22 juin 2018 à Bordeaux. Le centre-ville bordelais étant particulièrement dense. Il représente un parfait exemple des enjeux du stationnement présentés plus haut.

Les courbes rouges très élevées sont toutes situées dans le coeur historique bordelais. Sans surprises, elles reflètent la très forte demande que subit le lieu. Une demande élevée que l’on peut facilement associer à l’attractivité touristique, tertiaire et commerciale du centre-ville.

L’IA pour optimiser et faciliter la recherche d’une place

Les parkings occupent beaucoup d’espace au sol. Grâce à l’intelligence artificielle, il est désormais possible d’anticiper la disponibilité d’une place de stationnement en voirie ou dans un parc en ouvrage jusqu’à 12h à l’avance.

L’application CityPark calcule à partir des prédictions de stationnement la meilleure option disponible selon les préférences utilisateurs. Un moyen simple d’économiser du temps et de préserver notre planète tout en diminuant le temps perdu à chercher une place.

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